The Watson twins, et leurs magnifiques singles
Et maintenant mesdames et messieurs, voici votre moment mainstream !
Ca débute comme un film de Ben Stiller et Owen Wilson, avec Drew Barrimore dans le rôle titre en route pour un Oscar (teinte en brune en plus, on peut rajouter un Grammy). Un duo de chanteuses, qui ne sont autre que… des jumelles.
Des jumelles, on en avait déjà croisé l’an passé avec School of seven bells. Mais elles étaient accompagnées. Et puis elles faisaient du rock « indépendant ». Les Watson twins sonnent beaucoup plus consensuelles, on peut les écouter le dimanche en famille. Ce qui n’enlève rien à leur talent. Un talent encore frais, parfois après un petit sprint ça fatigue un peu et il y a du relâchement (Brave one, Talking to you talking to me).
Mais pour du mainstream, c’est souvent de très bon goût. Compos enlevées, sans morceau de bravoure. Production léchée, un poil rétro mais sans verser dans le chromo figé. Certaines des qualités et parfois quelques défauts de Chris Isaak, dans ses bonnes années. Sans monter aussi haut ni descendre aussi bas. Car oui, le nouvel album baisse vite de rythme, mais sans que le breuvage devienne imbuvable. Après une scène d’ouverture savoureuse, l’intrigue s’embourbe un peu dans le prévisible. Mais on est resté devant l’écran jusqu’au bout. Quand on vous disait que c’est comme un film de Ben Stiller ^^
Il y a un petit groove, aussi, qui n’est pas pour déplaire. Dans les meilleurs moments on vise Dionne Warwick, à d’autres on s’approche plus de Sade. Rien de grave, donc. Midnight fait penser à Stop de Sam Brown, et à Joe Cocker. A la limite, tant qu’à taper dans l’assiette des voisins, autant y aller franco, après tout leur reprise de Just like heaven de the Cure était assez réussie (sur fire songs, 2006).
Comme il se doit, le bijou est en devanture, bien en évidence en première position. Modern man, un des meilleurs titres de cette année (je doute que quiconque en dise autant de l’album). Sur la batterie imperturbable, on est doucement balloté de la voix des Watson à la basse, et de la basse à ces petits guilis sur la guitare. Harpeth river enchaine avec une ambiance trip hop sexy comme il faut, qui nous laisse la lèvre frémissante. En fait c’est tout le trio du début d’album qu’on peut se passer en boucle, les deux servant mieux que de faire-valoir à Modern man. Jugez plutôt.
Modern man
Ce premier titre est tellement bon qu’on pourrait presque, comme on faisait dans les années 80, acheter l’album rien que pour lui dis-donc. Pendant longtemps ça ne dérangeait pas grand monde de se jeter sur un album dont seulement 3 ou 4 titres valaient la peine. Pas vraiment de bouses chez les jumelles du Kentucky, et entre deux ballades d’americana à l’ancienne elles sont capables de sortir un excellent Map to where you are. Un brin passe-partout, mais pas sans talent, Vanguard tient une signature solide même si les coups de génie sont un peu trop parsemés. On se voit bien passer la soirée dans un bar sombre à siroter en les écoutant, parce que des voix comme ça, on n’est pas prêt de s’en lasser, surtout aussi bien mises en valeur (un son clair, très peu d’effet, la voix en avant). Voilà encore une discographie pour amateurs de compiles, qui picoreront un brin de leur country dopée à la fumette (en 2006 avec Jenna Lewis), et quelques titres par ci par là. C’est une manière comme une autre de durer, ne sortir qu’un ou deux titres superbes à la fois, mais qu’on se repassera durant des années
Chandra et Leigh Watson devraient moins chercher à faire des albums (leur premier EP est le seul qui soit bon de bout en bout) et plus à nous ravir avec quelques singles bien sentis. Réflexion égoïste de parisien, puisque ça ne feraient pas leurs affaires en tournée, mais qu’elles ne passent pas en France ;-)
Talking to you, talking to me sort aujourd’hui.
c’est vrai que le timbre de voix est sympa, et c’est vrai aussi que c’est très mainstream.
beaucoup trop à mon goût, les autres titres sur myspace ne convainquent pas (mais sauf un ils ne sont pas de l’album)
comme finalement tu ne les encenses pas vraiment, je ne vais pas dire à quoi ça me fait penser
c’est inégal en effet, mais tu ne penses tout de même pas à Dido?
mais pour moi Modern man est vraiment un des titres de l’année, je sens que je vais me faire des playlist où il sera en bonne place ^^
Ce Modern Man sonne effectivement très bien, même s’il n’amène strictement rien et se ramollit pas mal au bout de 3-4 écoutes :-(
Ce disque vaut-il la peine qu’on y accorde 3/4 d’heures ?
D’après ton billet, je ne crois pas.
Je reste suspendu à ta réponse pour une éventuelle écoute.
l’album entier est trop inégal, on peut ns’arrêter aux 3 premiers titres je trouve (même si ça remonte un peu vers la fin)
mais si on prend l’ensemble de leur disques, il y a de quoi rassembler l’équivalent d’un bon album ^^
critique et commentaires pas très encourageants, je crois que je vais donc passer !
Bof bof bof. On sent l’usure et le sherylcrowlisme. Trop hygiéniste, pas assez vieille Europe.
j’ai failli écrire ce nom, sherill crow, mais j’adore ce morceau ^^
Même si tu sais que j’adoooooore le générique de Bond par Sherill Crow.
Dido
point barre non ?
tout est dit, aussi bien dans l’article qu’à l’écoute du morceau…
jetable
je ne pensais pas à Dido parce que je ne connaissais pas.
Et c’était pas plus mal.
plutôt à des trucs du genre Go-Go’s (tout à fait dans la veine un ou deux titres et on oublie…)
ah mais merde il est super bien ce morceau !
et sur les disques précédents il y en a de bons aussi
même si évidemment on a connu plus excitant, je suis d’accord
“ah mais merde il est super bien ce morceau !”
mais puisqu’on te dit que non.